Les "Boiseries" n'appartiennent pas au paysage. Chaque pièce de la série nourrit un projet d'enveloppement et d'égarement, comme on se perd en forêt. La peinture construit ce désir par prolifération, contamination, saturation de l'espace par un motif végétal dont le traitement volontiers décoratif assume l'artifice, la fiction. Mémoire de forêt primaire peut-être, de voyages anciens, et tentative en peinture d'inventer d'un lieu.
La recherche impose sa méthode : construction rapide et synthétique d'une part ; enfoncement patient dans le détail, le tracé, la mise en place du rhizome qui sature la surface et le regard, d'autre part. Parce qu'il n'y a pas d'ailleurs au-delà de l'image.
