Peindre
La toile est là. Je me bats. J’ai peu de temps devant moi pour expurger ce que je ressens. Je peins vite. Le monde va vite. Tout doit surgir, d’un trait, d’une violence absolue.
Je combats la toile, je vais à l’essentiel.
Un temps compté, mesuré, rythmé…pas une minute de plus. Après, je m’arrête et je regarde. Pendant cet intervalle, j’ai eu chaud, je me trouve en transe. C’est chamanique. Mon corps parle. Mon bras est le prolongement de mon cerveau, de mes envies, de mes certitudes, de mes doutes, de mes imperfections. Le monde est imparfait, je le retranscris. L’erreur peut se produire ; la raison peut ne pas l’emporter, la folie peut passer. Je sens des choses. Elles doivent être là, sur la toile.
Un temps de combat absolu. J’esquisse, j’efface, je reforme, je contourne, j’élimine le noir, laisse apparaître les blancs. Chiaroscuro. Ce que je préfère. Le clair-obscur. La profondeur de l’âme. Celle qui rend vivant. Pas de sentiments, de raison…l’âme. Que l’âme. Celle qui surpasse, survit, vagabonde. Celle qui rejaillit. Le blanc du pur, de la clarté, de la lumière. Le noir du vide, de la peur, des angoisses, du mal, du rien. Le mélange de l’âme ; de celui qui pense que vivre est une prouesse. Et le futur, un avenir.
Un temps de vide…de silence. Je ne l’entends plus, ou presque plus. Mon acouphène n’est plus, il se cache, se terre, le temps d’un instant. Trop de concentration, d’effort. Je peins à l’épuisement. J’en sors vidé.
Tant pis si l’on a l’impression que ce n’est pas fini ; j’aime cette imperfection. Le non-finito. Il permet de voir ce que l’on ne doit pas voir ; de sentir, ce qui est imperceptible ; de lâcher prise. La réalité n’est plus. C’est l’inconscient, le tréfonds qui est là, devant nos yeux. La magie, de la main et du cerveau, a opéré et laisse une trace qui m’émeut.
Peindre
La toile est là. Je me bats. J’ai peu de temps devant moi pour expurger ce que je ressens. Je peins vite. Le monde va vite. Tout doit surgir, d’un trait, d’une violence absolue.
Je combats la toile, je vais à l’essentiel.
Un temps compté, mesuré, rythmé…pas une minute de plus. Après, je m’arrête et je regarde. Pendant cet intervalle, j’ai eu chaud, je me trouve en transe. C’est chamanique. Mon corps parle. Mon bras est le prolongement de mon cerveau, de mes envies, de mes certitudes, de mes doutes, de mes imperfections. Le monde est imparfait, je le retranscris. L’erreur peut se produire ; la raison peut ne pas l’emporter, la folie peut passer. Je sens des choses. Elles doivent être là, sur la toile.
Un temps de combat absolu. J’esquisse, j’efface, je reforme, je contourne, j’élimine le noir, laisse apparaître les blancs. Chiaroscuro. Ce que je préfère. Le clair-obscur. La profondeur de l’âme. Celle qui rend vivant. Pas de sentiments, de raison…l’âme. Que l’âme. Celle qui surpasse, survit, vagabonde. Celle qui rejaillit. Le blanc du pur, de la clarté, de la lumière. Le noir du vide, de la peur, des angoisses, du mal, du rien. Le mélange de l’âme ; de celui qui pense que vivre est une prouesse. Et le futur, un avenir.
Un temps de vide…de silence. Je ne l’entends plus, ou presque plus. Mon acouphène n’est plus, il se cache, se terre, le temps d’un instant. Trop de concentration, d’effort. Je peins à l’épuisement. J’en sors vidé.
Tant pis si l’on a l’impression que ce n’est pas fini ; j’aime cette imperfection. Le non-finito. Il permet de voir ce que l’on ne doit pas voir ; de sentir, ce qui est imperceptible ; de lâcher prise. La réalité n’est plus. C’est l’inconscient, le tréfonds qui est là, devant nos yeux. La magie, de la main et du cerveau, a opéré et laisse une trace qui m’émeut.
Peindre
La toile est là. Je me bats. J’ai peu de temps devant moi pour expurger ce que je ressens. Je peins vite. Le monde va vite. Tout doit surgir, d’un trait, d’une violence absolue.
Je combats la toile, je vais à l’essentiel.
Un temps compté, mesuré, rythmé…pas une minute de plus. Après, je m’arrête et je regarde. Pendant cet intervalle, j’ai eu chaud, je me trouve en transe. C’est chamanique. Mon corps parle. Mon bras est le prolongement de mon cerveau, de mes envies, de mes certitudes, de mes doutes, de mes imperfections. Le monde est imparfait, je le retranscris. L’erreur peut se produire ; la raison peut ne pas l’emporter, la folie peut passer. Je sens des choses. Elles doivent être là, sur la toile.
Un temps de combat absolu. J’esquisse, j’efface, je reforme, je contourne, j’élimine le noir, laisse apparaître les blancs. Chiaroscuro. Ce que je préfère. Le clair-obscur. La profondeur de l’âme. Celle qui rend vivant. Pas de sentiments, de raison…l’âme. Que l’âme. Celle qui surpasse, survit, vagabonde. Celle qui rejaillit. Le blanc du pur, de la clarté, de la lumière. Le noir du vide, de la peur, des angoisses, du mal, du rien. Le mélange de l’âme ; de celui qui pense que vivre est une prouesse. Et le futur, un avenir.
Un temps de vide…de silence. Je ne l’entends plus, ou presque plus. Mon acouphène n’est plus, il se cache, se terre, le temps d’un instant. Trop de concentration, d’effort. Je peins à l’épuisement. J’en sors vidé.
Tant pis si l’on a l’impression que ce n’est pas fini ; j’aime cette imperfection. Le non-finito. Il permet de voir ce que l’on ne doit pas voir ; de sentir, ce qui est imperceptible ; de lâcher prise. La réalité n’est plus. C’est l’inconscient, le tréfonds qui est là, devant nos yeux. La magie, de la main et du cerveau, a opéré et laisse une trace qui m’émeut.
